Spout Big Space : rencontre du 3ème gros espace-type.

Texte : Justine CB / Photos : Thierry Dupiereux

Axel Winkel est le chanteur/leader d’un groupe d’énergumènes fraichement débarqués sur terre. A ses côtés Mathieu Léonard, Maxime Van Eerdewegh, Antoine Gérard et Jacob Miller portent le groupe et subissent sa tyrannie et son despotisme. Sur scène, c’est riche. Ça bouge bien, on rentre dedans direct. On pense à The Hives, Ian Curtis et à toute cette scène punk/rock anglaise…

Crédit Photo : Thierry Dupiereux

Après avoir enflammé le public des Mochetés Scéniques, on les retrouve en sueur et sans prétention entre un pain-saucisse et une bière. Dépossédés de leurs paroles, les membres du groupe doivent me répondre sous l’oreille attentive de leur leader charisma-tyrannique. Première consigne : tous les prénoms doivent commencer par la lettre B.

Cinqmille : Être programmé pour les Mochetés Scéniques, ça n’a pas flingué votre égo ?

Baxel : Je t’avoue qu’au début, on a pris ça comme une insulte… (rires)
Mais au fait c’est plutôt comique cette histoire. Et puis, franchement, la scène alternative n’a jamais assez de place, que ce soit ici à Namur, ou à Bruxelles où nous habitons.

Crédit Photo : Thierry Dupiereux
Crédit Photo : Thierry Dupiereux

CM : Un leader tyrannique, c’est pas trop dur à gérer dans un groupe ?

… Silence … 

Baxel : Ils ne sont pas autorisés à parler sans mon consentement.

Baxime : Nous on adore son lead – même si c’est Balex qui contrôle nos cerveaux sur scène. Et puis, heureusement qu’il est tyrannique, ça nous permet de rester un band.

CM : Qui est déjà venu à Namur ?

Baxel : Moi ! Pour faire du tourisme, même si aucun de nous n’a vu la citadelle…

Bantoine : Moi je suis quand même déjà venu aux Fêtes de Wallonie.

Barnaud : Moi je suis séduit par les gens à Namur, c’est génial !

CM : Et vous ne faites pas un peu trop les malins avec vos histoires d’extra-terrestres ?

Baxel : On fait les malins comme des extra-terrestres. En fait, on méprise surtout les humains. Personnellement j’ai été créé dans un laboratoire par un médecin fou. (Le médecin en question, son père biologique, est visible dans le clip She Said…).

Baxime : Je conseille de regarder le clip, on comprend mieux le Baxel après (rires). 

CM : Et d’où est née l’envie de fonder ce groupe Spout Big Space ?

Baxel : A côté de l’argent, des femmes (et des hommes) que ce groupe m’amène, je dirais que c’est un projet que je porte depuis que j’ai 15 ans. A terme, j’aimerais bien qu’on puisse en vivre – je serais aux anges – mais pour le moment, il faut vivre de rêve déchu, de rêve de rien.

Bantoine : Pour moi, c’est avant tout lié à notre belle histoire d’amitié. On est potes depuis des années. C’est ma grosse motivation, les retrouver en répétition et partager notre amour de la musique.

Bathieu : Je fais ça parce que j’ai une famille à nourrir… A nourrir de rêves et de beaucoup d’absence (rires). Cette histoire, en gros, c’est une forme d’amourette inter-espèces. On a ouvert le concert en se roulant une grosse pelle avec Balex, mais il fallait qu’on envoie du pâté après la prestation de Mr Marcaille. Et c’était bien – limite Baxel s’est retiré trop vite de ma bouche

Mr Marcaille / Crédit Photo : Thierry Dupiereux

Baxime : C’est un projet qu’on a tous eu envie de construire et on y met beaucoup de temps. On a envie de se retrouver, de répéter, de jouer et ça nous donne une énergie vraiment particulière. Ça nous procure tellement de sensations, que même si je gagne pas un balle, c’est pas grave. C’est tellement rare de vivre ça.

CM : Et puis Barnaud (le saxophoniste) a rejoint le projet…

Baxel : Oui, c’est assez récent d’avoir ajouté un saxophone à notre formation. Même si dans ce groupe, les rôles ont déjà pas mal changé. Par exemple, on a déjà presque tous pris le rôle de  batteur. Et puis en adoptant Barnaud, on a surtout accepté de faire de la réinsertion sociale (rires). Honnêtement, on aimerait ajouter encore plein de gens, on pourrait jouer à 14.

Nous nous sommes laissés sur ces bonnes paroles, car les cocos étaient bien décidés à aller visiter la citadelle de Namur. Nous on a continué notre soirée complètement déjantée avec Sdorvia Desko et DJ MOLDAVOV qui ont foutu le feu dans nos yeux. L’ambiance pour le coup a radicalement changé, le public aussi. Foutre le bordel, je crois que c’est leur but. Comment ? Grâce a leur style, assez inédit, mélange de rap / electro qu’ils sont allés cherchés à l’Est.


Sdorvia Desko / Crédit Photo : Thierry Dupiereux
Sdorvia Desko / Crédit Photo : Thierry Dupiereux
Crédit Photo : Thierry Dupiereux
Crédit Photo : Thierry Dupiereux

Actu Spout Big Space :
Prochain concert le 23 novembre à La Capsulerie à Hannut.
Prochain EP « Terrestrial Love Call » qui sortira début 2020.

Commentaires

commentaires