Olivier Henskens : un nouvel écrivain à Namur !

Le 1er roman d’Olivier Henskens, Le Roi Mort, est sorti le 5 mars (LiLys Éditions).

Interview : Virginie Clausse

Cinqmille : Bonjour Olivier! Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Olivier Henskens : J’ai 38 ans, je travaille pour un député de la Région wallonne après plus de dix ans dans le journalisme. Je vis à Namur depuis huit ans. J’ai toujours été passionné par la lecture et l’écriture. Je suis incapable de m’endormir sans lire un livre.

Crédit Photo : Claudia Benedetto

CM : L’intrigue de votre roman se déroule à Namur. Pourquoi ?

OH : Une majorité de l’intrigue se déroule à Namur, avant que mon personnage principal ne parte vers Bruxelles. L’idée m’est venue naturellement parce qu’à l’époque où j’ai écrit la première version du « Roi Mort », j’étudiais à Namur. J’ai alors été touché par cette ville, par l’éclectisme de sa population. Les étudiants côtoient les plus anciens Namurois, eux-mêmes cohabitant avec une population « bobo » – terme qui, pour moi, n’a aucune connotation négative. De plus, j’ai été frappé par les SDF, de voir à quel point ils faisaient partie intégrante de la population namuroise. On les connaissait et les reconnaissait, il était plus que fréquent de voir les habitants parler avec eux. C’est tout ça qui m’a donné envie de faire de Namur l’un des personnages de mon roman… sans imaginer que j’y vivrais plus tard !

CM : Votre livre est sorti lors de la Foire du Livre de Bruxelles, où vous avez pu le dédicacer. Quelle impression ça fait ?

OH : C’était très impressionnant ! J’étais un habitué de la Foire du Livre, mais de l’autre côté des stands, tout en caressant le rêve de pouvoir un jour passer derrière. Alors assister à la sortie de mon livre lors du plus important événement du monde de l’édition en Belgique, c’était vraiment émouvant, stressant et terriblement jubilatoire. J’ai adoré le contact avec les gens, les encouragements des futurs lecteurs, les discussions avec les autres auteurs et avec le staff de Lilys Éditions. En plus, le livre s’est bien vendu, ce qui n’était pas le plus important pour moi mais une belle cerise sur le gâteau.

CM : Le contexte actuel bouleverse tous les agendas, notamment culturels. En quoi cela influence-t-il le vôtre, et donc la promotion de votre livre ?

OH : Sur le plan personnel, ça change surtout au niveau du travail : tout se fait depuis la maison depuis plusieurs semaines. C’est à la fois agréable et stressant. Pour le livre, je ne sais pas trop. C’est mon premier roman et il vient tout juste de paraître. Je n’ai aucune expérience dans le domaine, je ne sais donc pas ce que je suis en train de rater pour l’instant. J’imagine que des séances de dédicaces auraient été organisées… J’essaie de maintenir la promotion via les réseaux sociaux, le livre pouvant toujours être commandé en ligne. Ce qui me chagrine, c’est que j’attendais de le voir dans le rayon des librairies namuroises. Je préférerais que les gens puissent l’acheter en librairie plutôt que sur Internet. Je pense à ces indépendants qui sont dans un créneau déjà difficile, j’espère vraiment que l’après-crise leur permettra de survivre. Cependant, les décisions prises sont primordiales pour sauver un maximum de vies. Mon livre et sa promotion, c’est bien peu de choses par rapport au malheur qui touche tant de monde pour l’instant.

CM : Quel avenir imaginez-vous pour les auteurs, et la littérature en général, face à cette crise ?

OH : Vaste question… Je suis à peine un auteur ! La chance des auteurs et de la littérature en général, c’est que la lecture est l’une des rares choses que l’on puisse faire en confinement. Je n’ai jamais vu autant de photos de livres sur les réseaux sociaux qu’en ce moment. Ce qui m’attriste, c’est que ces livres ne sont pas ou peu achetés chez les libraires et je sais que, pour les éditeurs également, ce moment est difficile au niveau de la promotion. Je suis inquiet pour la culture en général. Des aides sont prévues, mais j’entends moins de voix s’élever pour les soutenir que pour l’industrie ou le commerce. On parle beaucoup de sauver l’économie. J’espère juste, et je resterai attentif à cela, que ce ne sera pas au détriment, notamment, de la culture. On oublie parfois que la culture fait aussi partie de l’économie et que la vie de milliers de personnes en dépend. Sans parler de l’importance primordiale de la culture pour la santé de la démocratie et de ses citoyens.

CM : Avez-vous d’autres projets de romans en cours ?

OH : Trois autres ont déjà été écrits. Un quatrième est en cours d’écriture et deux autres sont dans ma tête.

CM : Où et comment peut-on se procurer votre roman ?

Là tout de suite, vous pouvez le trouver sur le site de Lilys Éditions et sur les sites de vente de livres en ligne. On peut aussi le commander dans toutes les librairies… après le confinement.

CM : Un message particulier à ajouter ?

Profitez de la vie, de n’importe quelle manière. Rien d’autre n’a d’importance au final !

Le Roi Mort, Olivier Henskens, chez Lilys Éditions

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