Monique nous a retournés avec ses MOCHETÉS SCÉNIQUES !

Je regarde par la fenêtre, le temps est digne d’un mois d’automne : un sale crachin et du vent. La mocheté s’incruste même dans la météo ce soir… Sacrée Monique, elle a pensé à tout !

Je pars de chez moi un peu en retard – on est namuroise ou on ne l’est pas – pour arriver à l’Arsène café pile-poil pour le concert de Clemix. A l’entrée, je lance les dés pour savoir combien me coûtera mon ticket. Je n’ai jamais eu de chance au jeu. Je fais un 9 mais j’ai droit à un lot de consolation : les menstruations de Monique dans une petite boîte de conserve. En voyant la pile de boîtes, je me dis que Monique doit avoir un sacré flux.
Restes sanguins dans le sac, je file rapidement au bar après avoir échangé deux mots avec Monique à propos de son rouge à lèvre qui, me dit-elle, a été mal mis à cause des trains qui lui sont passés dessus. Rude vie, Monique…
Bière à la main, je peux enfin découvrir Clemix. Sur la scène, apparaît une nana en solo qui pourtant occupe un espace incroyable par sa présence. Elle est super énergique et contamine rapidement le public grâce à ses beats électro-funky qui nous donnent furieusement envie de revenir à l’ère du disco.
Les chansons s’enchaînent, passant du harcèlement de rue aux déceptions amoureuses, toujours sur un rythme entraînant. Le concert se terminera sur un Motherfucker! que le public scandera à l’unisson comme en plein concert de rock !

Une bonne mise en jambe avant de nous enfoncer dans les profondeurs de l’Arsène Café. Tel Batman, nous pénétrons dans une sublime cave voûtée et tombons nez à nez avec Alek et les Japonaises. Duo belgo-japonais qui annonce d’emblée la couleur avec des costumes dignes des aficionados d’aérobic des eighties. Leur électro-pop expérimentale est accompagnée d’accessoires aussi insolites que leurs tenues : un poulet couinant, un pistolet fluorescent, de magnifiques flûtes en plastique… Il ne m’en a pas fallu plus pour être emportée par l’univers de ce duo difficilement descriptible mais tellement prenant par la fraicheur de leur musique et la folie de leurs textes. Ils nous ont même fait l’honneur de créer un jingle dansant spécialement pour les Mochetés Scéniques ! Monique en était toute retournée…

Après avoir bougé nos corps sur des airs de musiques de vieux jeux vidéo, je remonte à la surface de l’Arsène, je fonce vite au bar me reprendre une pils pour pouvoir ensuite être propulsée en 2169 grâce à La Poison. A cette époque, le sentiment amoureux n’existe plus, pas plus que la transpiration (étrange évolution humaine…). Toutefois, soyez rassurés, la musique dégomme dans le futur ! Électro-rock, tendances garage bourru, esthétique atypique (visez la perruque !?), j’ai eu le sentiment d’être projetée dans un vieux nanar de science-fiction.

Crédit Photo : Skit
Crédit Photo : Skit

Dans tous les cas, même si la transpiration n’existe plus à leur époque, La Poison nous aura fait suer nos dernières gouttes et sauter dans tous les sens à chaque riff de guitare.
Éreintée par ce voyage temporel, j’avale une dernière bière histoire de me réhydrater un peu avant de quitter l’Arsène et cette soirée de folies aux pays des Mochetés.

Crédit Photo : Skit
Crédit Photo : Skit

Merci Monique de nous avoir fait découvrir ces pépites musicales qui ne sont peut-être pas aussi clinquantes que du cristal mais qui, grâce à leur côté brut et unique, ont encore plus de valeur !

Rébecca Deville

Crédit Photo : Thierry Dupiereux
Crédit Photo : Thierry Dupiereux
Crédit Photo : Thierry Dupiereux
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Crédit Photo : Thierry Dupiereux
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Crédit Photo : Thierry Dupiereux
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