Fais-moi sourire, une expo remplie de joie de vivre

Interview de Marjolaine Melchior par Tiffany Vitali / Photos de Tiffany Vitali

À Sambreville et ses alentours , du 21 mars au 21 avril, l’exposition « Fais-moi sourire », organisée par le Crac’s, Centre culturel de Sambreville, donne la pêche aux visiteurs. Des œuvres de citoyens exposées derrière des vitrines ou encore sur des panneaux sont visibles depuis la rue. Cet été, une deuxième édition est prévue.

Les réalisations des citoyens, souvent très colorées et remplies de joie, ajoutent du peps aux rues de Sambreville. Nous avons rencontré l’organisatrice de l’exposition, Marjolaine Melchior, qui nous a expliqué ce projet avec un grand enthousiasme.

Cinqmille : Comment et pourquoi est né Fais-moi sourire ?

Marjolaine Melchior : Normalement, le jeudi, j’animais deux ateliers mais depuis un an, ceux-ci n’ont plus lieu. J’ai essayé de garder le contact avec les participants via Internet. Je leur ai dit de travailler sur une phrase positive, qui les fait sourire, et de la mettre en forme de façon artistique pour faire une exposition.

J’en ai parlé avec mon directeur, il a trouvé l’idée super et il m’a proposé de l’ouvrir à un public plus large. Par conséquent, nous avons lancé le projet Fais-moi sourire via les réseaux sociaux. Nous sommes contents parce que nous avons eu beaucoup de retours et des œuvres créées par des personnes de tous horizons.

Cq : Que peuvent retrouver les passants et les visiteurs à l’exposition ?

MM : Il y a des dessins, des phrases avec un effet graphique, des photos, des montages photos et de l’illustration. Comme nous avons travaillé avec la Ruche, ils se sont amusés à mettre des phrases dans leur jardin. Il y en a une que je trouve vraiment sympa, c’est « Ne prends pas trop de temps à me lire sinon tu vas prendre racine ». Le jardin sert d’œuvre naturelle.

J’avais envie de voir des matières mais peut-être qu’on en verra à la seconde édition. On a reçu des photos montages assez kitchs, je suis contente que les gens n’ont pas eu peur de faire des créations plus atypiques. A chaque fois qu’on ouvrait un e-mail, ça nous faisait sourire ! Nous envisageons de refaire une deuxième édition de Fais-moi sourire cet été parce que la première édition a donné envie à des gens de participer, ceux qui ont participé à la première édition veulent recommencer.

Crédit Photo: Tiffany Vitali

Cq : Comment les citoyens et citoyennes ont-ils proposé leurs œuvres ? Avez-vous fait une sélection ?

MM : J’ai contacté les participants de mes ateliers et nous avons lancé un appel à participation sur les réseaux sociaux afin que d’autres personnes y participent. Nous avons collaboré avec la maison des jeunes pour avoir un lieu d’exposition et également avec la Ruche qui dépend de l’ASBL GAPS, certains de leurs publics nous ont également proposé leurs œuvres.

L’exposition est très variée et il n’y avait aucune restriction. C’était ouvert à tout le monde : artistes, non-artistes, enfants, adultes. Chacun a pu s’exprimer et nous n’avons exclu aucune œuvre. Après la fin de l’exposition, nous allons trouver un autre lieu pour les exposer. Néanmoins, nous ne savons pas encore l’endroit exact, ce sera peut-être Falisolle, Keumiée ou Velaine. Cet été, nous allons exposer les nouvelles œuvres que nous allons recevoir pour la deuxième édition.

Nous avons aussi essayé de trouver des supports différents en fonction des lieux où les œuvres étaient exposées. Devant le Quai de scène, ce sont des bâches par exemple. Les œuvres sont telles quelles dans certaines institutions et nous avons imprimé quatre panneaux à Tamines.

Cq : Comment avez-vous décidé des lieux où seraient exposées les œuvres ?

MM : Nous avons essayé de fonctionner avec des endroits visibles tels que le Quai de scène, le centre culturel et la gare de Tamines. Deux lieux de l’exposition sont des magasins, l’un est une boutique de vêtements et l’autre était un magasin, devenu une salle de fitness, qui a fermé. Comme ces endroits sont un peu oubliés en ce moment, nous trouvions que ça ramenait un peu de vie.

Crédit Photo: Tiffany Vitali

Cq : Pourquoi faire une exposition itinérante et pas exposer tout à un endroit par exemple?

MM : À la fois pour faire bouger les gens et apporter un peu de sourire un peu partout. Il y a une œuvre près du Delhaize de Falisolle, au cœur de la circulation, qui est susceptible d’apporter davantage de visibilité à l’exposition. Les œuvres sont installée de façon à être visibles par les passants.

Nous nous sommes rendus compte que c’était une chouette balade pour les riverains. Quand il fait beau, les gens se promènent et cherchent où se trouvent les œuvres. Les artistes ne savaient pas où leurs créations allaient être exposées donc ils se sont aussi promenés pour les voir.

Cq : Y-a-t-il une œuvre qui vous a particulièrement marquée ?

MM : Elles m’ont toutes marquée parce qu’elles sont uniques et différentes. Je ressens vraiment la joie de la personne qui est derrière et l’envie qu’elle a pu mettre dans sa réalisation.

Afin de donner la parole aux citoyens, le 26 mars, le Centre culturel de Sambreville a également lancé un appel à participation du nom de L’Art de vivre. Le concept est simple : choisir un objet et le représenter. Les participants sont libres de choisir le support qu’ils désirent. Plus d’informations sur L’ART DE VIVRE – APPEL À PARTICIPATION

Si vous souhaitez participer à la deuxième édition de Fais-moi sourire ou à L’Art de vivre, vous pouvez contacter marjo@cracs.eu.

Retrouvez toutes les initiatives et projets organisés par le CRAC’S sur :

La page Facebook : CRAC’S (Centre culturel de Sambreville)

Le site Internet : https://www.cracs.eu/

Crédit Photo: Tiffany Vitali
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