Grande amatrice de festivals, et fervente de hardstyle, c’est avec beaucoup d’enthousiasme que j’ai découvert le Leuzevents Festival ce week-end. Armée de mon appareil photo et de mes bottes (hé oui, c’était un week-end de drache), je me suis alors rendue à Éghezée pour immortaliser ce festival. Entre la découverte de nouveaux artistes et coups de cœurs, le moins que l’on puisse dire c’est que j’ai été très agréablement surprise.

L’organisation du Leuzevents Festival est gérée par le Comité des Fêtes de Leuze, ces derniers ont 30 années d’expérience dans l’événementiel, et organisaient chaque année un week-end de soirées principalement électro. Cette année est une grande première pour eux en tant que festival, je vous explique tout.

© Marine Vasbinder

En pratique

Le festival s’est déroulé sur deux jours, il démarrait le vendredi à 20 heures et se terminait samedi à 4h… A Leuze, on ne fait pas la fête à moitié !

C’est avec hâte mais aussi un peu frileuse que je me rends au festival vendredi soir. J’adore faire la fête, mais sous la pluie battante, c’est tout de suite moins excitant. J’anticipais déjà le mal de gorge du dimanche matin… Mais quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai réalisé que l’entièreté des concerts se déroulaient sur une scène sous un énorme chapiteau, au sec ! De plus, la majorité du site était aménagé d’un parquet en bois, même pas besoin de rester en bottes. Ça commençait déjà très bien, et ce n’est que le début.

L’aménagement du site était très simple : un énorme chapiteau pour les concerts, avec le bar et une partie surélevée pour les VIP ; et à l’extérieur 3 foodtruck proposant des pâtes, des frites ou des churros, des tables en palettes (le récup a la cote) et les toilettes. Au niveau de la déco, le thème de l’année était « Gardians of Eternity », avec Anubis comme personnage clé. On pouvait le retrouver dans le logo de l’événement, mais également sous forme de statues dans l’espace VIP et une représentation de sa tête en bois au-dessus de la scène. A ce niveau-là, je pense que ça aurait été chouette que la tête qui surplombait la scène soit plutôt peinte en couleur blanche ou bien avec de la peinture phosphorescente, car malheureusement elle n’était pas très visible dans le noir, et de ce fait, pas mise en valeur.

Les festivaliers avaient le choix de dormir au camping du festival, je ne l’ai pas visité, mais d’après les échos que j’en ai eu, l’ambiance était bien là, avec une scène en début de journée. Seul petit bémol : l’absence de la petite supérette annoncée par le festival, ainsi que d’eau potable… Pour l’année prochaine, il pourrait être chouette de proposer un petit déjeuner au camping, avec une boisson chaude, histoire de se retaper de cette nuit où quand même, il ne faisait pas très chaud !

© Marine Vasbinder – Double Waves

Une line up bien électro

Si comme moi vous aimez taper du pieds sur de bonnes basses, alors vous adorerez Leuzevents. Lors de leurs soirées, la programmation est principalement électro. Pour le festival, ils ont fait le choix de consacrer la soirée du vendredi à une programmation hardstyle. En effet, en Wallonie il y a une certaine demande pour ce type de musique, mais malheureusement, peu d’offres, pour des festivals de hardstyle, il faut aller en Flandres ! Pat B, Mandy, K-Style, Davoodi, Double Waves et Lex ont déchainés le public jusqu’à 3h. Pour moi, la découverte de cette journée était Double Waves, ils ont été les premiers à mixer sur la scène du Leuzevents, à 20h. Le public arrivait seulement sur le site, ils n’ont donc pas eu la chance d’avoir une très grande foule, malgré ça ils ont envoyé du lourd pendant une heure.

Le samedi, l’ambiance était toujours aussi folle. Daddy K, Furax, Oxoon, Meg-Beg, Papi Jumper, Mondello’G, A.R.T, Martin Sao Pedro, Valeuu, Lex et enfin Sacha Malice ont fait transpirer le chapiteau jusqu’au bout de la nuit. Pour ma part, j’ai eu un énorme coup de cœur pour A.R.T, qui s’est produit accompagnée du musicien Routcha. Un live set incroyable où violon et électro se sont liés à merveille.

© Marine Vasbinder – DJ K-Style

Un festival à prix démocratiques

Si vous aussi vous attendez l’été avec impatience pour retourner en festival, vous savez certainement que les prix sont bien souvent affreusement élevés, que ça soit à l’achat du ticket ou même sur place, le prix d’entrée passe parfois la barre des 100€… la journée. A Leuze, le prix des pré ventes allaient de 12,5€ à 16,5€, et un total de 28€ pour le week-end. On apprécie ! Sur place, les prix étaient dans la même idée : très raisonnables pour un festival.

De l’info, du fun et des goodies

Durant tout le week-end, le public pouvait se rendre aux stands d’Infor Jeunes Namur et de Safe Jam, pour y recevoir des infos, des goodies ou encore des bouchons d’oreilles et de l’eau gratuite. Le tout dans un cadre ludique et bienveillant, de quoi lier l’utile à l’agréable.

© Marine Vasbinder – Safe Jam

En bref

Pour une première édition, c’était tout simplement génial ! Une ambiance du tonnerre, des artistes au top, un public conquis. Et puisqu’à Leuze ils sont réellement au taquet, ils ont déjà annoncé la prochaine édition qui se déroulera sur trois jours. On s’y retrouve en 2023 ?