Chronique et interview : Laurie Macé / Photographies : Quentin Spitaels

Point de rendez-vous fixé, le soleil est là, les amis arrivent… On démarre direction Ohey. En route vers le BlueBird Festival sans trop savoir ce que nous allons découvrir, mais curieux dans l’âme.

Après une recherche du point d’entrée, rythmée au son du blind test “Donne-moi ton coeur, Baby, ton corps, Baby”, nous débouchons dans ce cadre charmant et bucolique.

Quentin Spitaels

Le décor et la scénographie en mode récup’ nous transportent. Notre coup de cœur se jette sur les pneus customisés et les petits oiseaux en bois finement suspendus ici et là.

Rapidement, on sent qu’on va être bien. On constate que l’ambiance est familiale, bienveillante et propice aux rencontres humaines et musicales. Du soleil, un décor naturel fait de bois et aux allures de vacances, mais aussi des coins détente, des jeux géants, un carrousel, … Des sourires et des rires.

Ce festival est pensé pour que toute sensibilité et toute génération s’y retrouve et passe d’agréables moments.

Et ça se voit ! Les artistes partagent avec joie, l’équipe bénévole est motivée, le public plane… Les ondes transpirent de positivité !

Au niveau de la programmation, on rencontre aussi de la qualité. Les setlists éclectiques des talents nous font flirter entre les morceaux rap, électro, jazz, néo-classique … alternant le tout avec fluidité. Le plaisir musical du Festival avait déjà commencé la veille au soir avec des sons plus rocks pour une programmation complète ! Et à en croire ce qu’on nous a rapporté, c’était terrible aussi !

On se sent vibrer, on déhanche, on saute, on crie… Le plancher plie au rythme de nos pas.

Le temps file et les concerts se terminent. Il n’y a pas que la musique qui régale là-bas et certains clôturent donc naturellement ce plein d’émotions par la dégustation d’une succulente pizza maison, à la lueur des lampions.

Il est déjà temps de reprendre la route. Nous pensions venir pour quelques heures en après-midi, éventuellement rester le début de soirée… L’atmosphère nous aura fait apprécier l’aventure jusqu’au bout.

On se dit rendez-vous au BlueBird Festival 2023 ?

Quentin Spitaels

Au détour d’une petite pause, une discussion avec le programmateur, Nicolas Jaumain, s’était improvisée…

Le plus de BlueBird, c’est…

C’est convivial, c’est à taille humaine. La jauge public donne l’occasion de se rencontrer. On est une grande famille. En fait, le sens premier de ce festival, c’est l’humain. On met toute notre énergie pour voir les sourires des festivaliers et de l’équipe 100% bénévole.

Un mot sur les choix de programmation

La programmation se centre sur des talents éclectiques, émergents et à fort potentiel de développement. Les artistes sont principalement belges. Il faut qu’on sente qu’il va pouvoir y avoir une suite pour eux. Typiquement, on a accueilli à leurs débuts des artistes tels que Roméo Elvis, Glass Museum, L’or du commun…

Comment se passe la programmation
Nous sommes deux à faire les programmations. On est beaucoup sur les concerts, à l’écoute de ce qu’il se passe, et à l’écoute du public du festival. On essaie de créer un mélange qui va leur plaire.

L’origine du festival

Le projet était porté par la Maison des jeunes d’Evelette. Puis, il a arrêté d’exister et le groupe a proposé de continuer avec l’encadrement de la MJ au début. En 2017, on s’est totalement approprié le projet et on a créé l’ASBL “470”, que la MJ parraine et soutient à différents niveaux.

Les nouveautés de cette 12ème édition

Un nouveau souffle au sein du staff avec l’arrivée de jeunes qui fréquentaient eux-mêmes la Maison des jeunes. Puis, du haut niveau en développement de potentiel chez les artistes cette année! Et la création d’une scène plus grande au niveau du Nid.

L’aménagement du site

C’est beaucoup de travail. L’équipe vit ici pendant 10 jours. Il y a une semaine de montage dans cet esprit récup’.