Intrinsek, une nouvelle aventure

Interview de Tiffany Vitali // Photos de Tiffany Vitali

Céline Farcy, Amaury Crasset et Mériem Azouigh, trois créatifs dans l’âme, ont décidé de former un collectif sous le nom d’Intrinsek. Ils se sont rencontrés au Hang’Art et continuent leurs activités dans un bâtiment situé dans le quartier de La Plante à Namur.

Crédit photo / Tiffany Vitali

Céline, Amaury et Mériem nous en ont dit plus sur leur parcours ainsi que sur leur nouvel espace.

Cinqmille : Racontez-nous votre parcours ?

Céline Farcy : Je suis architecte d’intérieur et tapissière garnisseuse. J’ai fait des études d’architecte d’intérieur puis j’ai donné des conseils d’aménagement de salle de bain et de cuisine sur mesure chez Van Marcke.

Je me suis occupée de chantiers et, ensuite, j’ai ouvert une boutique où les clients peuvent manger et acheter l’aménagement de l’établissement Ce lieu s’appelle la Cafète. Je suis arrivée au Hang’Art pendant le confinement et, en fin d’année, je vais arrêter ma boutique. De cette façon, je pourrai redévelopper mes activités d’architecte d’intérieur et d’aménagement et je serai ici à temps plein.

Amaury Crasset : Je suis créateur de mobilier, je possède un master en art et je suis également enseignant à mi-temps. Depuis quatre ans, je crée des meubles en bois et en acier. J’ai toujours aimé le bricolage et j’ai simplement eu envie de créer des meubles.

Mériem Azouigh : Je suis tapissière garnisseuse et vendeuse d’accessoires pour le salon. En secondaire, j’ai choisi l’option artistique. Je faisais de la peinture et je suis allée à l’académie. Ensuite, je me suis dirigée vers des études d’éducatrice spécialisée. Je suis allée dans des secteurs qui n’étaient pas évidents à gérer et j’avais besoin d’un pôle créatif. Ma marraine était antiquaire, mon père est chineur, j’ai toujours baigné dans l’achat et la revente de mobilier de brocante. Puis, j’ai découvert le garnissage il y a onze ans et j’ai pris un atelier au Hang’Art pour faire mes propres créations il y a quatre ans.

Crédit photo / Tiffany Vitali

CQ : Quel est le concept de cet espace ?

CF : Le concept de cet espace, c’est que chaque pièce soit « photographiable ». Toutes les pièces exposent des créations de façon apparente mais elles sont également aménagées comme des pièces à vivre. L’idée, c’est de pénétrer directement dans un univers en passant la porte. Même notre salle à manger sera recouverte de papier peint et décorée.

Au rez-de-chaussée se trouvent le hall d’accueil, l’atelier d’Amaury, une partie dédiée au stockage et un côté showroom où des scénographies vont être réalisées.

À l’étage, on peut retrouver des tapis, des échantillons de couleurs, de tissus et de papiers peints avec une grande table au centre de la pièce, qui permettra aux gens de choisir, de juxtaposer des tissus et de faire des moodboards.

Au dernier étage, Meriem et moi avons des ateliers partagés. Ils sont disponibles s’il y a éventuellement d’autres tapissiers garnisseurs qui souhaitent nous rejoindre dans le futur.

Pour l’ouverture, le parking sera aménagé avec des tables, des chaises et un petit bar. Nous essayerons de l’embellir pour que ce ne soit pas un simple parking.

Comme nous sommes trois, nous pouvons également avoir des projets plus complets.

CQ : Quand tu parles de projets plus complets, que veux tu dire par-là ?

CF : Si, par exemple, Amaury crée un meuble et qu’on lui demande d’avoir un fauteuil qui fonctionne bien avec l’aménagement de la pièce, il peut faire appel à l’une de nous deux. C’est déjà arrivé avec Mériem. Elle allait chez une cliente pour du papier peint, un tapis et un coussin. La cliente lui a également demandé du conseil d’aménagement d’intérieur pur donc elle m’a demandé de l’accompagner.

Nous pouvons répondre à davantage d’offres et de projets. Si une personne nous demande une scénographie pour un salon, nous sommes trois à pouvoir apporter nos idées et à en produire une.

MA : Nous avons également la capacité d’organiser des événements plus facilement. Nous prévoyons d’ouvrir notre espace une fois par mois au grand public et également de faire des nouvelles scénographies.

CQ : Qui a eu l’idée d’occuper cet espace ?

MA : En fait, cela faisait six ans que j’avais envie d’occuper cet espace. Il a été vendu deux fois et puis Drash, qui avait déjà un collectif et leur activité lancée, m’a devancée.

L’année dernière, Drash a quitté les lieux. Par conséquent, j’ai immédiatement tenté ma chance. J’ai enfin pu rejoindre cet endroit, j’en suis ravie et j’espère qu’on pourra l’acheter un jour, de façon à ce qu’il nous appartienne à 100%.

Pour moi, c’était une évidence de demander à Céline et Amaury de me rejoindre. Nous sommes complémentaires au point de vue de nos valeurs, de nos goûts et de notre travail. De plus, être à trois nous offre de nombreux avantages comme un partage des clients.

CQ : Pourquoi ce bâtiment et pas un autre ?

MA : Je désirais un endroit qui fasse à la fois atelier et showroom. De plus, cet entrepôt se situe dans Namur mais, en même temps, le quartier est un endroit calme et facile d’accès.

CF : Nous avons également un parking juste devant l’entrepôt, qui sera très pratique lorsque nous organiserons des événements. De plus, nous sommes près de l’eau et le cadre est très agréable.

CQ : Quand est prévue l’ouverture officielle ?

CF : L’ouverture est prévue pour le 20 juin. Ce jour-là, il aura un petit bar et de la musique. Dans le futur, nous aimerions organiser des événements comme une brocante sur le parking ou encore un marché de créateurs. Dans la mesure du possible, nous essaierons d’organiser des événements différents à chaque fois.

Toutes les activités d’Intrinsek sont à retrouver sur :

Leur page Facebook : Intrinsek

Leur adresse : rue Théodore Baron 42-43, 5000 Namur

Crédit photo / Tiffany Vitali