Camping Sauvach ‘
« un retour qui va te faire danser »

Interview : Samantha Louppe // Photos : Skit et Simon Haquenne

Cinqmille : Didier, raconte-nous une histoire. « Il était une fois Camping Sauvach », en 60 secondes.

Didier : Alors, fête au village de Malonne, rencontre de Pierre-Yves (accordéon) et Matthieu (guitare), montage du trio avec Jeff au violon, ensuite BOUM ! : Ajout du chant puis de la batterie et d’un second guitariste, petite tournée qui démarre, premier album dans la foulée, quelques concours, deuxième album, dissolution, reconstruction ; troisième album, dissolution et hop! Nous voilà en 2019 : reconstruction !

Matthieu : Et il y a un bassiste aussi.

Didier : Je ne l’ai pas dit ? Pauvre Jean Jean…

Crédit Photo : Simon Haquenne et Skit

CM : Si je ne me trompe pas, le projet a été créé en 2003 jusqu’en 2014 et puis plus rien jusqu’à aujourd’hui. Pourquoi ce retour ?

Didier et Matthieu : On se le demande ! Qu’est-ce qui nous a pris ?

Didier : On n’a plus la condition physique d’antan, on s’est dit qu’avant de se promener en déambulateur ce serait bien de remonter sur scène une dernière fois avant d’atteindre vraiment la date de péremption.

Pierre-Yves : Plus sérieusement, des musiciens dans le groupe avaient lancé l’idée, d’autres étaient moins disponibles ou moins partants, et puis on ne savait pas très bien si c’était pour faire un nouvel album ou plutôt une tournée. Finalement on a décidé de faire une petite tournée de maximum 10 dates uniquement sur 2019. On s’est dit que ce serait bien de retrouver l’énergie des deux premiers albums en concentré, pour que ça donne aussi l’impression qu’il reste encore un petit quelque chose de cette époque-là.

Matthieu : Il y avait aussi une demande du public, toujours un peu sur le ton de la boutade « quand est-ce que vous revenez ? ». Je pense que c’est une époque qui a marqué beaucoup de monde, nous y compris forcément. En plus, Camping ça s’est terminé un peu pouf, le dernier concert n’a même jamais eu lieu. Je me suis blessé le doigt, et on n’a pas su le faire…

Crédit Photo : Simon Haquenne et Skit

CM : En tant que groupe Namurois, si vous deviez me décrire Namur en une chanson, en un titre ou en un lieu ?

Matthieu : Le port d’Amsterdam pour la chanson et le Verdur Festival pour le lieu parce que j’y viens depuis que je suis tout jeune avec mes parents, et puis on y a joué mais même avant ça on y passait beaucoup de temps autant pour la musique, que pour des barbecues ou des après-midi à jongler, etc.

Pierre-Yves : Pareil et aussi les Fêtes de Wallonie, mes meilleurs souvenirs sont plus dans le bas de la ville, la Place d’Armes, la place de l’Ilon, un quartier qui revit maintenant.

CM : Une nouvelle date au Verdur Festival, ça vous fait quoi ?

Didier : Je suis tout excité.

Matthieu : On est super contents, on tenait à ce que ce soit la première nouvelle date. On y a joué deux fois, une dans le cadre du concours et l’autre de la programmation officielle et ça reste un de nos meilleurs souvenirs. Déjà grâce à l’infrastructure et au cadre qui sont incroyables, avec tout ce public élevé devant la scène, c’est dingue.

Pierre-Yves : On y a vu des concerts qui déménagent. C’est ça aussi le rôle du Verdur, faire découvrir des groupes plus alternatifs mais qui vont proposer des supers prestations.

Tournage SESSION CANAPÉ – CinqMille©

CM : Une anecdote, un moment dingue lors d’un concert à l’époque ?

Matthieu : Il y en a de douteuses…

Didier : Attention à la clause de confidentialité !

Matthieu : Par exemple quand notre cher bassiste à mis un coup de basse à une pauvre dame qui n’en pouvait rien.

Pierre-Yves : C’était un festival jumelé avec Namur en mai, et notre bassiste tardait un peu à se mettre dans l’ambiance, il faisait ses débuts avec nous et on lui a dit que ce serait bien qu’il aille plus vers les gens. Il a dit « ok », il est descendu dans le public et PAF ! sur la tête d’une fille.

Matthieu : Sinon quand on était à Montréal, on s’est levé un matin, on a trouvé des peignoirs en satin dans une armoire, on les a enfilé et on a fait le tour du parc en courant.

Matthieu : Il faisait froid, on s’est fait traiter de gazelles !

Didier : Et le concert de proutes sous le bras avec les Ogres de Barback !

Matthieu : Ahah oui ! On faisait leur première partie à Dunkerque et juste après notre soundcheck, on redescend vers les loges et on croise le chanteur. Il demande s’il peut essayer l’accordéon et il commence à jouer un morceau. Là, Pierre-Yves et moi on s’est regardé, sans se concerter, et on a commencé à faire des proutes sous le bras pendant qu’il jouait mais avec un sérieux assez impressionnant et en rythme. Ça a duré une bonne minute puis il a arrêté, il nous a remerciés et on s’est barré. Je crois qu’il nous a vraiment pris pour des cinglés, c’est d’ailleurs la seule et unique fois qu’on a joué avec eux.

CM : Pour terminer, quelle est votre idole ultime ?

Matthieu : Je voue toute mon existence à Dale Cooper.

Didier : Sinon David Hasselhoff, Bob l’Eponge ou les deux.

Pierre-Yves : Moi je dirais David Bowie, c’est un des mecs les plus classe. Pas seulement pour la musique mais le personnage dans son ensemble, il est extravagant sans être ridicule.

Didier : Sinon plus sérieusement Nick Cave est un type fascinant.

Retrouvez notre deuxième Session Canapé ! En intimité avec Camping Sauvach’:

Et ne ratez pas toute la bande lors du festival Verdur ce 29 juin 2019 !

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