Doowy, une douceur masculine qui fait du bien

Interview de Emilie Malburny / Photo de Fabrice Piétrons

Le 19 juin dernier se déroulait à Gembloux « Les Escapades Estivales », c’est à cette occasion que nous avons rencontré Doowy, de son vrai nom Thibaud Demey.

Loin d’être inconnu (on se rappelle ses collaborations avec Mustii et Lost Frequencies), cet ingénieur du son de formation, sait quelle corde faire vibrer pour vous toucher en plein cœur !

Retour sur une prestation Sucrée pour une réouverture de la culture dans le Namurois.

Source : Doowy

Cinqmille : Comment passe-t-on de Thibaud à « Doowy » ? Comment t’est venue l’inspiration pour le nom ?

Doowy : Le nom Doowy vient d’une série américaine, pour ne pas la nommer : Malcolm, que je regardais pas mal quand j’étais petit, et Doowy c’est le prénom du plus jeune de la famille, qui se fait un peu martyriser par ses grands frères. Je m’y suis beaucoup identifié, étant moi-même cadet de deux grands frères qui m’ont pas mal charrié quand j’étais petit.

C : Dans le Clip « L’eau du bain », on aperçoit deux de tes acolytes : Elvin Galand et Laurent Seys, font-ils partie du projet ?

D : Lau fait partie du projet, il en est le batteur, mais Elvin n’en fait pas partie. Le clip était l’occasion de se retrouver entre potes, une occasion de s’amuser.

C : Est-ce un parti pris de mettre en avant la douceur et la sensibilité masculine ?

D : Complètement. En ce moment, il y a une grosse tendance, totalement justifiée, pour les femmes à parler du féminisme, et je me suis dit qu’en regardant les problèmes et ceux liés à ceux-ci, notamment la façon dont l’homme se comporte, ça m’a induit l’idée que chez l’homme il y a beaucoup de travail pour accepter toutes les sortes de masculinités. Si l’on évitait de nous inculquer ce concept de virilité dès notre plus jeune âge, je pense que nous aurions moins de problèmes, autant pour le féminisme et que pour la communauté LGBTQ+. Je pense qu’il est temps et c’est ma volonté de casser tous ces codes, de pouvoir s’affirmer en tant qu’homme sans pour autant devoir être grand, fort, moustachu et macho.

C : Après avoir accompagné Mustii et Lost Frequencies, est-ce que la sensation avant de monter sur scène est différente ? Est-ce plus angoissant ?

D : Je vais te le dire ce soir (rires). Oui, c’est un peu plus stressant, c’est mon projet, mais j’ai la chance d’avoir pu participer à d’autres projets, même avant Mustii et Lost Frequencies. J’ai commencé à faire des concerts quand j’avais quatorze ans dans des bars, mais c’est vrai que c’est mon premier projet solo, donc il y a une petite inconnue en plus.

C : Est-ce que tu appréhendes la reprise après une si longue période d’arrêt ?

D : Je risque d’être un peu rouillé (rires), mais je suis aussi super excité de reprendre parce que cela m’a manqué, donc l’un dans l’autre je pense que ça va le faire et que ce sera super chouette et j’espère que les gens vont aimer.

Crédit Photo : Fabrice Piétrons
Crédit Photo : Fabrice Piétrons

C : Est-ce que entre tes autres projets et ton projet solo tes influences sont complètement à l’opposé ?

D : Lorsque je travaille en production avec les artistes, je m’accroche à ce qu’eux font et j’essaie avec mes outils, de leur donner un résultat exposant 10 ou 20 tout en me rapprochant le plus possible de ce qu’ils ont envie en y glissant ma « touche » de façon très discrète. Ici Doowy, c’est mes influences, mon parcours, c’est donc très différent, effectivement, c’est vraiment moi.

C : En parlant de tes influences, est-ce que les petits montages humoristiques sur ta page en font partie ?

D : Pas vraiment. Mais j’avoue que j’ai un gros crush pour Katy Perry, j’aime beaucoup, je l’écoute depuis ses premiers albums. Ça a d’ailleurs le don de faire beaucoup rire mes potes, mais j’assume. Mais les influences principales par rapport à Doowy ça va être plus des groupes comme L’impératrice, Mathieu Chedid voire Julien Doré aussi. Cela varie beaucoup, il y a un mélange d’influences de la chanson française. Et au niveau musical, je me rapproche pas mal de Chic.

C : Ton parcours est plutôt classique ou autodidacte ?

D : À la base, j’ai fait des études d’ingénieur du son. Je me retrouve plus dans la case producteur. Mais j’ai toujours été musicien. J’ai fait quelques petits cours de guitare quand j’étais petit, mais j’ai plutôt appris le reste tout seul. C’est même pour ça que je me suis lancé dans la production, ça me permet d’alterner les casquettes. Je suis un producteur qui chante.

C : L’eau du bain est ton premier titre, mais les bruits de couloirs parlent d’un deuxième titre fin de l’été et d’un EP maximum en 2022. Peux-tu nous en dire plus ?

D : Effectivement, l’EP sortira maximum en 2022. J’avance dessus le mieux possible. Les titres sont là. Et pour la suite, cela dépendra des singles sortis et de la construction que je voudrai lui donner, mais la deadline est fin 2021, début 2022.

C : Que représente ton tatouage ?

D : C’est un jack qui représente une intraveineuse qui passe à travers le cœur, dans la tête et qui me rentre ans la peau. Ça représente ce que je fais dans la vie. Le cœur représente la composition, qui est toujours un étalage de sentiments que l’on met en musique. La tête c’est la production, c’est les influences, l’historique, le cerveau, c’est quelque chose de plus réfléchi, de plus neuronal. Les fleurs c’est l’épanouissement que ça me procure.

Fragile, le deuxième single de Doowy est sorti ce 17 septembre

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