Quoi ? Qu’ouïe-je ? Vous ne savez pas ce qu’est le Squat Festival ? Laissez-nous vous rafraîchir la mémoire.
Ce festival de musique, c’est l’idée d’une bande de rêveurs décidés à mettre en avant les arts de la rue. Concerts, scènes ouvertes, graff’, squat, danse ou encore gaming, il y a de tout pour combler petits et grands.
Et ce week-end, ce n’était pas sur un, mais deux jours que le S.F. nous faisait le plaisir de rythmer Namur sous des notes de rap, hip-hop, rock alternatif et électro.

Le premier soir, nous avons eu la chance de découvrir des rappeurs namurois tels que Therence & U.G.O., Napié ou encore Dragan. Une soirée ponctuée de belles rimes, de projets présentés en avant-première, de mélodies entraînantes et de fraternité. Voir ces jeunes sur scène, se soutenir les uns les autres et se donner à fond ensemble, c’était un spectacle à voir ! Et c’était sans compter sur le talent des organisateur·rice·s qui nous ont offert une scénographie digne d’un décor post-apocalyptique immersif. Seul regret de cette soirée ? Qu’il n’y ait pas eu plus de monde pour découvrir ces jeunes talents dont la scène leur était réservée.
Si vous souhaitez retrouver plus en détail les différentes perles présentes, nous vous conseillons de cliquer ici !
Le lendemain, c’est sous un soleil radieux que le S.F. a ouvert ses portes. Skatepark dans la rue, initiation au graffiti, graffeurs en direct, salle d’arcades digne de Stranger Things, street-food pour amateur·rice·s de viande ou mangeur·euse·s d’herbes, bars et musique, tous les ingrédients étaient réunis pour passer une journée exquise. Et quelle ambiance !

Les artistes présents samedi ont prouvé qu’iels avaient leur place dans ce festival. Et c’est Mia, une chanteuse bruxelloise venue spécialement pour nous, qui ouvrait le bal début d’après-midi. Avec ses textes sans tabou bourrés de sensibilité, elle se livre sous des notes de Pop Soul et nous partage ses émotions et son quotidien. Elle fut suivie par d’autres Bruxellois, un quatuor prometteur du nom de Colver.
Alors que leur premier album très attendu, Lifeshake, a fait sa sortie en mars dernier, le groupe nous a invité dans leur univers groovy tout en douceur. Ce qui est certain, c’est que vous allez sûrement entendre parler d’eux dans les mois à venir.
Une fois sortie de là, c’est une thérapie musicale transcendante que Pega nous offrait avec sa musique Dino-post-punk. Si leurs morceaux ne vous font pas bouger le corps, ils vous remuent de l’intérieur sans aucun doute !

Et ce sont Bart Kobain et Jean-Paul Groove qui ont clôturé la journée avec leur style respectif. Explosif et proche de son public, Bart nous a fait danser sous un ciel sans étoiles. Jean-Paul Groove, quant à eux (eux ? Oui oui, c’est le nom de leur groupe et autant vous dire qu’on adore), se sont démarqués grâce à leur musique électronique jouée par une guitare, une basse et une batterie. Aussi étonnant que cela puisse paraître, ce groupe nous a étonné avec leur influence électro-acoustique.
Derniers sur la scène extérieure, ils ont fait honneur à la cour du Squat Festival.
Alors que les concerts battaient leur plein samedi, le soleil nous a également donné la possibilité de profiter de la cour et des activités extérieures. Bien tranquillement assis·es à écouter les différents artistes sur scène, nous avions la chance de pouvoir observer Jimmy Michaux et Foncy B. en plein travail. Leurs graffs, situés de part et d’autre de la scène, habillaient de couleurs la cour. De leur côté, Raphaël Damanet et Vato Oner décoraient la rue et le Squat Festival.
Et dans la salle Broquet, le Crew Funky Skillz nous faisait l’honneur de donner quelques cours de hip-hop/breakdance à ceux·elles qui le souhaitaient. Et c’est un spectacle endiablé qu’iels nous ont offert au soir, juste avant le Dj set. Sourire aux lèvres, ces danseur·euse·s en ont surpris plus d’un·e avec leurs acrobaties et pas de breakdance.
Le programme diversifié que proposait le S.F. nous a permis de voyager à travers l’univers de la rue et de casser les stéréotypes qui l'entourent. Ce festival, c’est une porte ouverte à la diversité, que vous soyez un·e habitué·e des rampes ou un·e néophyte de la rime. Et c’est sûrement ce qui nous plaît le plus dans cet événement.
Tantôt vous jouez à un jeu d’arcade avec un enfant à peine rencontré, tantôt vous appréciez de la drum & bass, porté·e par le même rythme que votre voisin de public. Les étiquettes et les histoires de chacun·e s’effacent le temps d’un festival pour ne laisser que le plaisir et la joie de partager ce moment hors du temps.
Si l’un des objectifs du S.F. est d’offrir de la diversité de styles musicaux, de classes sociales ou de générations, le contrat est rempli. C’était un public joyeusement hétéroclite qui était présent lors de ce week-end et qui a apprécié ensemble les activités proposées.

Merci à eux pour ce festival namurois à taille humaine. Et même si la programmation n’est pas encore faite pour l’année prochaine, le week-end est à coup sûr, déjà réservé sur le calendrier !
Et un tout grand merci à mon inspirante mentor Laurie, à l’incroyable photographie Quentin et au talentueux illustrateur Davely de m’avoir accompagnée lors de ce premier évènement !
