Carrière Fest, l’intimiste Festival

Interview : Justine Cb / Photos : Olivier CALICIS

Petit mais loin d’être timide, le Carrière Fest, c’est LE rendez-vous de votre mois d’août ! On y va entre amis, en famille, pour profiter du cadre idyllique, écouter de vrais talents ou encore boire et manger local ! Une expérience qui se vit en petit comité et qui ne manque pas de charme. Cinqmille a rencontré les quatre cerveaux de ce festival qui est déjà perçu comme un incontournable !

Quatre mecs comme vous, c’est un peu quatre compétences… Qui est le couteau suisse ou encore celui qui boit les bières ?

Loic Bodson : Il y a une répartition assez naturelle au vu de ce qu’on à chacun fait jusqu’à présent. On est tous les quatre musiciens, je pense que c’est ça le point commun. Il y a des compétences techniques du côté de Pierre. César et Kevin sont plutôt à la programmation, l’accueil des artistes et la communication. Et moi, je m’occupe de commander les chiottes (rires). Ou plutôt de la gestion des volontaires, la paperasse, tout ce qui est super cool.

« On est tous les quatre musiciens, je pense que c’est ça le point commun »

Kevin Guillaume : Je sais pas si il y un couteau suisse, mais je pense que l’on est forts à quatre. On est tous avec notre passif de musicien. Sur le festival, c’est surtout Pierre qui prend la partie la plus stressante : la technique. Avec l’expérience que l’on a acquis, on a bien su répartir la charge de boulot. Maintenant, ça reste une petite organisation et on travaille surtout avec une bonne équipe de volontaire.

Et celui qui boit des bières ?

Kevin Guillaume : La question c’est plutôt, lequel d’entre nous n’en boit pas.. Mais c’est surtout César qui boit des bières.

Photo : Olivier CALICIS

Pourquoi avoir remis le couvert pour une seconde édition ?

César Laloux : Pour mes 30 ans, l’année passée, j’avais émis l’idée de faire un petit festival, comme ça, à la cool, et puis ça a pris une ampleur assez poussée. A tous points de vue, ça c’est super bien passé. On est tous sorti de là comme sur un petit nuage et motivés par l’idée d’en refaire un.
On allait pas s’arrêter en si bon chemin… !

Photo : Olivier CALICIS

Il y a une volonté de préserver le côté intimiste du festival ?

Loic Bodson : C’est clairement un festival qu’on organise pour le plaisir.
Nos potes étaient à l’affiche de la première édition et ça restera relativement le cas cette année-ci. C’est un mélange de groupes qu’on a remarqués, des coups de cœur qu’on a tous eu à titre personnel, des amis qui lancent des projets. On ne se dit pas : « Tiens, on a un quota de tickets à vendre ». Le but, c’est pas de se faire écraser par le projet.

« Ca doit rester un chouette moment où on peut se poser dans l’herbe sans risquer de se faire marcher dessus »

Quand on a lancé la communication l’année passée, on se demandait quand on allait arrêter la commercialisation. La veille, on a bloqué à 280 entrées. On a quand même laissé quelques potes rentrer à la porte, genre la cousine qu’on peut pas refouler. Cette année, on a gentiment augmenté les entrées mais ça doit rester un chouette moment où on peut se poser dans l’herbe sans risquer de se faire marcher dessus. Le public doit pouvoir profiter du cadre, c’est essentiel.

Photo : Olivier CALICIS

3 mots pour résumer la programmation ?

César : Accessible, fun et mélodique
Loic : Tu connais pas mais c’est facile à écouter.
Kevin : Tranquillou, qualitatif et aventurière.
Pierre Constant : C’est un peu dégueulasse de me faire passer après tous les autres, les bons adjectifs sont déjà sorti. Mais je dirais paisible et surprenant.

« Accessible, fun et mélodique »

Quel live attendez-vous avec le plus d’impatience ?

Pierre : Y en a plein évidement, mais il y a un groupe belge que j’ai pas encore vu, c’est Milk TV et ils ont l’air méga bien. Toute la programmation est cependant vraiment intéressante.

Loic : Il y à ces allemands de Sea Moya qu’on a vu de l’autre côté de l’atlantique avec Kévin l’an dernier. On s’est juste pris un concert dans la gueule. Et leur tournée grossit à vue d’oeil. C’est un vrai coup de coeur et je suis curieux de les voir en dehors d’un club. C’est un truc assez dansant ! Mais j’espère que chacun y trouvera son compte entre les groupes plus chill d’après-midi et le reste.

Kevin : Moi j’attends très fort Juan Wauters qui est uruguayen exilé à Brooklyn depuis quelques années. Il faut aller voir son instagram, qui est juste le compte le plus terrible de la terre. Je suis curieux de jouer au foot avec lui sur la plaine.

Et le Karoaké Live évidemment, pour terminer le festival ! Ca chauffe les gens très très fort !

César : Je dirais Rouge Gorge. On voulait déjà le voir jouer à la Carrière l’année passée, mais ça c’est pas fait. C’est quelqu’un qui écrit vraiment très bien, les textes sont magnifiques. C’est minimaliste mais ça met le feu !

Un bon souvenir de la première édition ?

Kévin : C’est clairement d’aller chercher les seaux de pipi / caca dans les toilettes et de les vider (rires).

Une petite cata qui a été évitée ?

César: Il y a un gîte qui se trouve à proximité du festival et quelques allemands sont venus en bande. Ils pensaient qu’ils venaient à Tomorrow Land… Bref, ça a failli un peu partir en couille. Y en a même un qui s’est cassé le pied et qui a failli se retrouver à l’hosto.

Loic : On voulait un truc tranquille et il y a des gens qui se sont un peu emballé notamment sur la phase du Karaoké en fin de soirée. Et puis on a été un peu surpris par la consommation chez Ursule et Petula (le foodtruck présent sur place). Donc à un moment, on a du faire un tournée pizza pour les artistes. Heureusement, il y avait assez de boissons !

Photo : Olivier CALICIS

Un évènement qui vous a inspiré pour organiser le Carrière Fest ?

César: Moi c’était un festival au Etats-unis : SXSW. C’était vraiment à la cool. Et c’est là que je me suis dit qu’il y avait moyen de faire un truc petit, un peu Do it Yourself et plus chouette peux-être que Werchter ou l Pukkelpop.

Kévin : Du côté de la scène wallonne, une bonne inspiration, c’est le festival Panorama à Charleroi. Des potes, fan de musique, qui ont un lieu à exploiter et une programmation à la recherche de coup de cœur. Ptit Faystival et le Micro festival sont dans le même esprit aussi. Il y a une grande attention portée autant sur la programmation que sur l’ambiance et le fait de se sentir, un peu, comme chez soi.

« Chez nous, c’est un peu l’inverse, genre un terril retourné »

Loic : L’idée, c’est de proposer une expérience. On s’obsède pas avec cette idée de caler la date exclusive de tel projet musique ou d’attirer le chaland. Le Panorama, ils proposent un endroit, ce terril, où t’as un couché de soleil magnifique, c’est plutôt rare. Chez nous, c’est un peu l’inverse, genre un terril retourné.

Pierre : Maintenant, on a une certaine forme de légitimité dans la programmation. On sait qu’il y a un public qui demande ce genre d’événement. Le fait qu’on ait proposé une belle édition l’année passée permet qu’on avance un peu plus sereinement. La demande est là, et c’est encourageant.

Le CV idéal pour donner un coup de main à la team du Carrière Fest ?

Kevin : On a besoin d’un peu de tout : du personnel au bar, l’accueil des artistes, et surtout de l’aide au montage et au démontage.
Pour postuler, c’est par ici !

C’est quoi le kit de survie du Carrière Fest ?

César : Un gros pull dès que le soleil est couché
Kevin : Votre cendrier de poche, si ça peut nous éviter des ramasser les mégots, ce serait sympa !
Pierre : La Croix-Rouge sera présente, pas besoin de kit de survie !

La carrière festival #2

Samedi 17/08/2019

Line up

Roos Denayer, Bimbo Delice, Judith Kiddo, Ricky Hollywood (FR), Sea Moya (DE),Tonsils, Milk Tv, Rouge Gorge (FR), John Moods (DE), Juan Wauters (US), KaraOkay Live.

Ticket « FESTIVAL » :  19 € en prévente / 22 € à l’entrée du festival Dans la limite des places qui seront encore disponibles le jour même !
Ticket « FESTIVAL + CAMPING + BRUNCH » :  34 € en prévente uniquement

Infos & tickets : www.lacarrierefest.be/

Photo : Olivier CALICIS

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