Winter Woods, du Tremplin au premier album

Interview : Emilie Malburny / Photos : Frédéric Beth

Composé de quatre jeunes Namurois, Winter Woods dévoile ce moi-ci son premier album. Rosewood nous illumine de jolies sonorités Indie/folk pour cet automne. Leur musique, animée par une recherche de pureté et d’émotions au travers d’instruments acoustiques, se veut inspirée de Ben Howard, Mumford and Sons ou encore John Mayer.Les compos, intimistes et chaleureuses, plaisent :  «Waves of Soul» a été playlisté par la chaîne YouTube Wave of Good Noise, tandis que «Change is Coming» fait partie de playlists officielles Spotify, approchant le million d’écoutes! C’est Adrien Pestiaux, claviériste et violoniste du groupe qui s’est fait leur porte-parole lors de notre rencontre.

Crédit Photo : Frédéric Beth
« Solidarités 2019 »

CinqMille : Pour ceux qui ne vous connaissent pas encore, qui sont les membres de Winter Woods et comment vous êtes-vous rencontrés ?

Adrien Pestiaux : Il y a Maximilien Toussaint notre guitariste chanteur, Mathieu Hébette à la batterie, Corentin Libioulle au banjo, Baptiste Burton le contrebassiste et moi-même au clavier et au violon. Nous nous sommes rencontrés de façon un peu atypique, Baptiste et moi avions déjà un groupe de musique et nous étions des étudiants un peu fauchés qui avaient envie d’aller boire un verre donc nous avons décidé de sortir nos instruments dans la rue et de récolter quelques pièces. Ensuite Maximilien s’est joint à nous et ça a plutôt bien fonctionné, du coup nous avons décidé de créer un groupe. La constitution nous a pris six mois, nous avons cherché notre identité, travaillé notre musique et Winter Woods est né.

Crédit Photo : Frédéric Beth
Crédit Photo : Frédéric Beth
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C.M. : La question que tout le monde doit vous poser : Pourquoi Winter Woods ?

A.P. : Nous avons vraiment envie, dans notre musique, de refléter la texture, le relief. Nous n’avions pas envie de faire quelque chose de trop lisse. Lorsque tu prends une planche de bois et que tu passes ta main dessus, il y a un relief, un grain, c’est ce que nous essayons de transmettre par le son. Pour l’aspect « winter », nous voulions inspirer une ambiance cosy au coin du feu. Nous sommes éloignés de la musique « boum boum », nous aimons les chansons un peu introspectives. Donc Le nom a permis de symboliser toutes ces notions.

C.M. : Comment s’est passé cette année suite à votre victoire au Tremplin des Solidarités en 2018?

A.P. : Cela a été un grand tournant dans la vie du groupe, grâce à notre victoire, nous avons pu travailler une année complète à l’écriture et à l’enregistrement de l’album Rosewood. Et à partir de septembre nous travaillerons à le défendre même si nous avons déjà préparé le terrain en faisant beaucoup de scènes cette année un peu partout en Belgique. En résumé ce fut une année riche en émotion, en rencontres et en plaisir.

Crédit Photo : Frédéric Beth
« Solidarités 2019 »
Crédit Photo : Frédéric Beth
« Solidarités 2019 »
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« Solidarités 2019 »

C.M. : Comment se passe le processus de création chez Winter Woods ?

A.P. : En général un de nous, souvent Maximilien, arrive avec une idée de composition, nous l’écoutons et essayons d’y apporter chacun notre personnalité sonore. Parfois cela fonctionne, parfois pas, mais globalement nous avons une véritable démarche de travail collectif, le but étant que chacun puisse apporter son identité au service du groupe. Maximilien qui est un grand fan d’anglais travaille d’arrache-pied à l’écriture des paroles.

C.M. : A choisir : Live ou création ?

A.P. : (Après quelques hésitations) L’un de va pas sens l’autre !

C.M. : Pourquoi avoir choisi l’anglais pour le chant ?

A.P. : Nous avons choisi l’anglais parce que nous trouvons que c’est une langue qui correspond bien à l’identité de notre musique. Le monde de la folk est en grande partie anglophone et nous voulions avoir notre porte d’entrée dans cet univers. Additionnellement à ça, nous avons l’impression que l’anglais à ce pouvoir de réunir davantage les gens par la pensée. C’est-à-dire que nous devons être moins pointus, nous pouvons nous permettre d’être plus vagues et laisser de la place à l’interprétation personnelle de nos textes. Nous avons envie que chaque personne qui écoute notre musique puisse se raconter sa propre histoire.

C.M. : Comment « Change is coming » est-elle devenue l’hymne de Youth for Climate Belgique ?

A.P. : Nous avons été contacté par Youth for Climate et sommes entrés en contact avec Adélaïde Charlier. «Change is coming» est aussi une chanson de transition pure et simple, cela semblait évident que nous puissions travailler ensemble. A

                        

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Instagram : @Winterwoodsmusic et leur site internet : https://www.winterwoodsmusic.com

Album « Rosewood»  : novembre 2019.

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